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Windows 10 partout ?

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Lorsque Microsoft annonce en avril 2015 qu’il ambitionne de déployer son nouvel OS sur un milliard de terminaux, on trouve le pari assez ambitieux.
Microsoft précisait bien à l’époque sur des « terminaux » sous entendu pas seulement les ordinateurs mais aussi les tablettes, smartphones, consoles, iot…
Pour se donner les moyens de ses ambitions, ils indiquaient proposer la mise à jour vers W10 gratuite pour les particuliers jusqu’en juillet 2016

Terminaux Windows 10: pas seulement les ordinateurs

Depuis quelques temps, Redmond avait communiqué sur sa volonté d’homogénéiser son parc d’OS: ne plus avoir un OS mobile, PC, console et même le proposer sur de nouveaux types d’appareils: les fameux IOT
L’idée étant en homogénéisant la marque W10 est multiple:
– capitaliser: un seul « coeur » et des adaptations pour chaque terminal
– rendre compatible, étendant le champ des possible (faire tourner des jeux console sur PC, voir inversement)
– inciter le public à entrer de plein pied dans cet ecosystème (un peu comme Apple et son effet Halo)
– créer une inertie sur le store permettant par effet de bord d’augmenter l’attrait pour les windows phone
De plus dans cette course au milliard ceci augmente mécaniquement les chances d’atteindre cet objectif dans les temps

Un parc PC déjà très important

En 2011, la firme nous indiquait que son OS toute version confondu était installé sur 1,25 milliards d’ordinateurs.
En prenant uniquement en compte ce chiffre plus le fait que la mise à jour soit gratuite, on aurait pu penser qu’en quelques mois une bonne partie du pari pourrait être assuré.

Et pourtant…

Si sur le papier cela semblait à la fois ambitieux mais réalisable: entre le nombre important de PC installé, la mise à jour gratuite, le fait que W10 est pré-installé sur les ordinateurs vendus, la prise en compte aussi des terminaux autres (smartphone, xbox…)…

Les premiers mois suivaient cette enthousiasme avec déjà 200 millions de switcher en décembre dernier, mais depuis cela a beaucoup ralentit, nous en sommes à 300 millions seulement 4 mois plus tard.. (seulement 1 million de plus)

Si on ajoute le fait que les ventes de windows phone ont bien ralentit sur le dernier trimestre (diminution de 46%) on peut commencer à être plus pessimiste sur cet enjeu.

Une dernière carte à jouer: le long terme

A court terme la situation ne semble pas être favorable et le pari irréalisable, d’autant que la gratuité de cette mise à jour arrive à son terme à l’été. Mais il ne faut pas ici penser à court terme et sous estimer les moyens et la volonté de la firme à relever et gagner ce défi qu’elle a fixé.

Microsoft nous a démontré dans les dernières actualités qu’il avait plusieurs pistes en tête (Windows 10 IOT sur raspberry pi, applications universelles, rachat de Xamarin, ajout du bash linux…)

Une autre technique moins assumé consiste également à « simplement » forcer la main aux utilisateurs de windows 7 ce qui l’a contraint à s’excuser en octobre dernier, assumant un « bug » de leur système de mise à jour

Bref, il ne faut pas s’inquiéter pour eux: il faut observer ici plus sous l’angle de la tortue que du lièvre, le pari sera remporté et le milliard sera largement dépassé mais juste pas aussi vite que prévu.

Bon bot, mauvais bot

Les bots: la révolution proposée par les vendeurs d’applications mobiles qui n’arrivent plus à vendre d’applications mobiles. Tout le monde a bien essayé d’unbundler et de rebundler, il a bien fallu se faire à l’idée que notre envie d’utiliser des dizaines d’apps était aussi limitée qu’une batterie d’iPhone. D’autant que les applications de chat à elles seules semblent convenir à tous nos besoins: personnels, professionnels, associatifs. Et ça mes amis, c’est précisément ce qui fait rêver tout VC de la Silicon Valley, le mot magique qui promet des retours « 50x » au milieu d’une déprime post-IPOs ratées: une plateforme (ahhhh).

Ce que Facebook a bien compris, mais que bon nombre de développeurs de bots n’ont visiblement pas encore saisi, c’est que nous ne voulons pas d’un nouvel app store dans notre application de chat. Il n’y a aucun intérêt à recevoir la météo ou des quotes directement dans Whatsapp. C’est nul, une bête notification qui arrive quelque part d’autre. Idem pour des flash cards de langue ou des jeux de poker, il y a des apps pour ça. Le besoin pour le consommateur, c’est l’interaction avec une intelligence artificielle qui facilite la prise de décision ou qui anticipe les besoins.

Pour faire un court détour par la robotique, à qui après tout on a pompé le nom, les bots doivent faire le même saut que les robots: passer de l’automatisation (la répétition à l’infini d’une même tâche: push, push, push) à l’autonomie (la capacité à apprendre et à s’adapter à son milieu).  Les bots « automatiques » sont déjà parmi nous depuis longtemps: essayez seulement d’appeler n’importe quel service client, et appuyez sur 1, merci. Ces bots là nous gonflent au téléphone et ils nous gonfleront sur notre portable.

J’attends donc avec plaisir la première vraie vague de bots, celle qui ressemblera à un Google Now, nous rappelant gentiment de partir au bon moment pour ne pas rater un rendez-vous. A ce sujet, on notera que c’est encore un fois Facebook qui a su comprendre le marché. Siri et Google Now étaient des bots avant les bots mais n’ont pas réussi à créer une nouvelle catégorie, tant les deux sociétés étaient préoccupées à ne pas ouvrir leur système.

Pour l’instant, les bots que j’ai installés sur Telegram: 💩 Mais tout ce nouvel écosystème va bouger vite. Le jour où vous aurez une vraie expérience « bot intelligent et autonome » sur votre app de chat, soyez sympa: envoyez-moi un tweet! Je brûle d’envie d’en avoir un, je suis même prêt à installer Messenger!

Voitures autonomes: Quelques chiffres

Afin de vous épargner le besoin d’aller écouter les joyeux lurons qui témoignent devant le Sénat américain sur les voitures autonomes (vidéo), voici les principaux chiffres qui en ressortent. Ils valent vraiment la peine:

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Projet Ara suscite l’intéret de grands noms

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En octobre 2013, un projet assez original commençait à faire parler de lui: Phonebloks.

Le principe

L’idée était simple: créer un téléphone modulable permettant de changer chacune de ses pièces très facilement (sans tournevis). Si cette initiative semblait utopique pour beaucoup, le projet fut pris au sérieux par Google via Motorola qui décida se s’associer avec eux pour lancer le projet Ara.

Mais les doutes persistaient tout de même : quel type de connecteur, l’appareil permettra-t-il un branchement à chaud ? Y aura-t-il des constructeurs pour proposer des modules…

Des constructeurs intéressés

Ces dernières semaines nous avons pu voir plusieurs grands noms annoncer officiellement qu’ils proposeraient des modules sur cette plateforme.

Citons par exemple Toshiba pour les processeurs et l’appareil photo, Sennheiser pour les modules sons, et Innolux pour les écrans.

Une révolution qui pourrait nous être bénéfique

Si la mayonnaise prend, on pourrait assister à une révolution qui fera ressembler le marché des smartphones à celui des PCs: on aura ainsi le choix entre des téléphones très fin et léger (comme actuellement) mais également à des modèles plus flexible permettant d’investir dans de meilleurs composants selon son budget.

Un autre avantage pourrait être de switcher certains composants en fonction de son activité: on se rend à un mariage/anniversaire, on échange son module photo « normal » par un module plus performant.
On part en randonné/camping, on libère de la place pour échanger sa batterie pour un modèle plus grand…

Et vous, seriez-vous intéressé par cette idée de smartphone modulable ?

Combattre la fragmentation de Windows par l’abonnement

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Cette année, Microsot a annoncé qu’il fournirait gratuitement windows 10 aux détenteurs de windows Seven et windows 8 si la demande était effectuée cette année.

Redmond souffre en effet de la fragmentation actuelle: certains ont choisi de garder windows XP malgré la fin du support ainsi que les diverses mises en garde de sécurité publiée dans la presse.
D’autres on choisir de migrer vers Windows Seven plutôt que Windows 8, trouvant la nouvelle version trop déroutante et contre productive.
En effet le dernier système sorti ne semble pas avoir séduit ni le grand public ni les professionnels : son approche trop différente a même réussi à créer des différents parmi les clients de la marque: on a pu voir s’affronter sur divers forums les pro windows 8 reproché aux autres de se focaliser sur un menu démarrer qui ne servait à rien ou d’être réfractaire au changement.

Cette fragmentation pourrait disparaître si Microsoft réussi son essai: en proposant aux utilisateurs de Windows Seven et Windows 8 de migrer gratuitement vers W10, la firme souhaite obtenir ainsi un parc plus homogène.

Pourquoi combattre cette fragmentation ?

Microsoft, à travers chaque nouvelle version de son système met à disposition de nouveaux outils pour les développeurs afin de proposer une expérience toujours plus agréable à ses clients. Mais cette expérience ne peut être enrichi si les éditeurs ne migre pas leur applications vers cette nouvelle plateforme.

Les éditeurs, ont pour objectif de développer pour le plus grand nombre, ici : Windows Seven (et non W8), ils sont donc un peu “frustrés” de ne pas pouvoir utiliser les dernières avancées mises en avant lors des différents événements Microsoft.
Ils souhaitent donc, comme Microsoft un parc plus homogène pour développer seulement sur une plateforme, de préférence la dernière.

Du point de vue des clients, cette fragmentation nuit à notre expérience: on se retrouve avec des applications conçu pour windows 8 (comme le dernier iTunes) ne s’intégrant pas visuellement avec notre Windows Seven, ou des applications non migré ne s’accordant pas avec notre expérience windows 8 ou n’utilisant pas les dernières fonctionnalités..

Cette fragmentation nuit donc à tout le monde, comment la réduire ?

Pourquoi ne pas envisager un système d’exploitation par abonnement ?

Aujourd’hui, notre mode de consommation fonctionne de plus en plus par abonnement: de notre forfait téléphone/internet, à notre voiture/vélo, antivirus en passant par la musique, les séries, ou encore la sauvegarde de nos données sur le cloud, nous avons l’habitude de payer régulièrement pour bénéficier d’un service.
Ces dernières années, Microsoft et Adobe l’ont bien compris, ils proposent tous deux des solutions d’abonnement à leur produits phare: Adobe creative Cloud d’un coté, Office 365 de l’autre.
Ces offres permettent de bénéficier de la dernière version du produit en permanence, elle aide les éditeurs à limiter la fragmentation et aux clients de bénéficier des évolutions de façon transparente. Les clients ont le choix entre la version « boite » actuelle, ou ce modèle par abonnement, et les derniers chiffres publiés concernant Office 356 vont dans ce sens.

Une telle solution permettrait d’un coté à Microsoft de limiter cette fragmentation mais également de limiter le piratage de son produit phare.

 

Qu’en pensez-vous ? Utilisez vous beaucoup de produits par abonnement ? Seriez-vous prêt à souscrire à un système d’exploitation par abonnement ?

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