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Revue: « The hard thing about hard things »

The Hard Thing About Hard Things est un livre du Venture Capitalist Ben Horowitz. C’est aussi une plongée assez fascinante dans l’esprit d’un des acteurs les plus influents du monde tech actuel et d’un pur produit du capitalisme. Par moment, je trouve Ben Horowitz plutôt énervant, du genre prétentieux, égocentrique et insensible. Mais une chose que l’on ne peut pas lui enlever, c’est l’honnêté et la passion. Et ces qualités finissent par racheter une bonne partie des défauts de l’auteur, qui sont surtout des exagérations de la culture du business à l’américaine.

Le livre met en avant que la création d’une société et que le chemin vers devenir un bon CEO n’ont pas de recette tout faite, une franchise rafraîchissante au milieu des « 10 conseils pour être un bon leader » qui pullulent sur LinkedIn. Il offre en même temps un bon nombre d’anecdotes très concrètes qui méritent d’être lues (ou entendues).

Si vous ne voulez pas acheter le livre, vous en trouverez une bonne partie sous forme de blog post sur bhorowitz.com. Parmi les points saillants, en voici quelques-un que je retiendrai:

  • Engagez en vous basant sur les forces et non en tâchant d’éviter les faiblesses. Les processus d’interview se concentrent trop sur le fait de trouver la faille plutôt que de découvrir si la personne a les qualités nécessaires à l’accomplissement de son futur travail.
  • N’engagez jamais quelqu’un qui pourra gérer ce que vous espérez devenir mais quelqu’un qui pourra faire le travail immédiatement.  Engager un « senior » fait partie des actes qui peuvent rassurer employés et investisseurs mais les prendre trop tôt ne rend service à personne. Il faut engager un VP of Sales le jour où la gestion de l’organisation le nécessite, pas pour espérer y arriver.
  • Les membres d’une équipe s’aligneront toujours sur la personne la moins performante à un niveau hiérarchique supérieur pour se sentir en droit d’obtenir une promotion.
  • Les décisions du CEO doivent être imaginées dans un contexte global. Par exemple, donner une augmentation à une personne au moment où elle menace de partir parce qu’elle a reçu une meilleure offre est un signal que ceci est un bon moyen d’obtenir une augmentation. C’est la porte ouverte à encourager tout le monde à faire des offres.
  • La culture doit envoyer un message qui renvoie à la mission de l’entreprise. Par exemple, chez Amazon, les bureaux sont faits à partir de portes bon marchés sur lesquels sont fixés des pieds. Le message est clairement: « nous sommes hyper-sensibles au coût, même au prix d’un certain inconfort pour nos employés ».  Chez A16Z (Andreesen Horowitz), chaque partenaire doit payer 10 dollars par minute de retard à un rendez-vous avec un entrepreneur. Le message est « l’entrepreneur, non le VC, est la personne la plus importante du rendez-vous ». Avoir des classes de Yoga ou permettre aux chiens de venir au bureau sont des éléments sympathiques pour certains employés mais ne créent pas une culture de l’entreprise.

Le livre regorge d’exemples comme ceux-ci. Et en conclusion, certes le culte du CEO est un peu exagéré dans ce livre et le culte qu’Horowitz se voue à lui-même l’est encore plus mais ce n’en est pas moins un bouquin que tout aspirant startuper ou toute personne qui doit cotoyer des fondateurs ou CEO de société tech devrait lire.

Retrouvez le commentaire de Mike sur ce livre dans la partie inspiration de Niptech 220 (63ème minute).

 

La biobanque et la médecine personnalisée

Aujourd’hui, j’ai été donné une fiole de sang, pour le plaisir, à la biobanque de l’hôpital universitaire de Lausanne. Le principe de cette biobanque est simple et puissant. Les patients de l’hôpital ou des volontaires donnent leur sang, qui est analysé et conservé en vue de créer des bases de données génétiques pour les chercheurs de l’hôpital. A ce jour, plus de 10,000 échantillons ont été collectés dans cette banque. Le but est d’en collecter des dizaines de milliers.

A un moment ou à un autre, les patients peuvent être recontactés pour faire partie d’une étude, comme celle qui m’a fait connaître ce projet lors d’une conférence, l’étude Colaus. Cette étude se penche sur les liens entre la génétique et les facteurs psychologiques sur les maladies cardio-vasculaires.

Ce qu’il y a de fascinant dans ces études à vaste échelle, c’est qu’elles pourraient permettre de sérieuses avancées dans le domaine de la médecine personalisée, que ce soit au niveau de la prévention ou le traitement des maladies. Le sujet est tellement chaud, que même notre cher Watson a été mis à contribution pour tenter de mettre à jour des tendances dans les données génétiques récoltées dans le cadre de la recherche contre le cancer.

J’ai trouvé une liste très moche mais néanmoins utile des biobanques humaines en France (parce que les plantes et les animaux aussi sont mis à disposition), comme la biobanque des Picardie. Alors si vous avez une petite louche de sang à mettre à disposition, n’hésitez pas ;).

Je pense explorer ce domaine plus en détails dans les mois à venir. Peut-être en commençant doucement, mais j’ai malheureusement louper l’occasion de tester 23andme. Vous connaissez des alternatives ?

Neustar rachète .co: la mauvaise idée qui valait 100 millions?

Dans les nouvelles de la semaine, l’annonce du rachat par Neustar des noms de domaines .co m’a rendu perplexe. Certes, Neustar un nom de domaine en .biz, qui est le plus moche disponible sur internet, mais de là à mettre 109 millions de dollars pour racheter une extension qui compte à peine 1.5 millions de domaines, il y aurait dû avoir un grand pas.

Neustar semble parier que .co fera partie de ces quelques extensions premium qui auront une place de choix sur le web, tandis que toutes les autres se feront engloutir dans la masse des nouvelles extensions que l’ICANN est en train de mettre en place.

Ca me paraît un pari risqué. La demande pour le .com semble toujours aussi forte mais je ne parierai sur aucune autre extension, qui ne soit pas purement nationale (même si oui, .co est sensé être lié à la Colombie mais ils ont choisi de ne pas l’utiliser de la sorte).

Qu’en pensez-vous ? Allez-vous investir dans les nouveaux noms de domaines qui s’offrent à nous avec les nouveaux Top Level Domains? Ou vous êtes plutôt old school et .com (ou voir même .biz) ?

Quelques informations que j’ai mise en images pour nourrir ma réflexion:

niptech et nipcast

Si vous êtes ici en train de chercher où sont passées les autres émissions que vous aviez l’habitude de trouver sur niptech.com, ne cherchez plus: elles sont désormais sur nipcast.com. Nous avons regroupé toutes les émissions sur ce nouveau site qui  servira de portail pour tout notre contenu.

Pour ce qui concerne niptech, ce changement est aussi l’occasion d’explorer de nouveaux horizons. Dans les semaines qui viennent, vous verrez plus d’écrit sur ce site. Des blog posts viendront complémenter les sujets que nous abordons dans le podcast, et inversément.  L’objectif du podcast sera d’ouvrir vers tous les thèmes dont nous parlons depuis 4 ans: l’actualité tech, les startups et l’inspiration, le blog servira à approfondir ces sujets à travers trois type de contenu: des dossiers, des analyses et des tests.

Il n’est pas impossible que nous ajoutions un peu de vidéo courte dans le mix. La vision de niptech pour les mois à venir, ce sera de créer un lieu pour les passionnés de tech qui se décline dans tous les formats que le web met à disposition. Après 4 ans de podcast pur, il est temps de nous challenger un peu!

Bref, attendez-vous à des nouveautés de notre part mais aussi de la part des autres membres de nipcast. Si la plume vous démange, n’hésitez pas à me contacter: ben -at- niptech.com (c’est encore utile ce genre de protection d’adresse en 2014?).

En tout cas, nous nous réjouissons de partager encore plus avec vous!

Revue de la Peeble

Cet article est un guest post de Pierre Neuville. A quelques jours de la sortie de la smartwatch Samsung, il a accepté de nous partager ses impressions sur la Peeble. N’hésitez pas à partager vos propres expériences et attentes dans ce domaine!

Achat : très (trop) long délai d’attente sans info de Pebble pour les commande en pre-order. J’ai donc passé commande par La Montre Bleue qui permet pour pratiquement le même prix au final s’il on englobe les taxes et frais de ports qu’une commande directe.

Pour info les prix viennent de baisser en dessous de 200 €.

Livraison : sous 4 jours ouvrés donc correct mais sans plus.

Packaging :
Simple, sobre donc efficace. Il n’y a que le minimum de plastique ce qui m’a vraiment bien plu. Je dirai recyclable à 99.98%.

Peeble

Mise en route :
La montre est un peu chargée donc c’est bien pour les impatients comme moi. J’ai pu l’allumer et commencer à m’en servir tout de suite.
Appairage classique pour un appendice sans fil Bluetooth. J’ai fait l’opération sur mon mobile Motorolla RAZRi.
Une fois appairé, on lance l’appli Pebble (précédemment téléchargée sur le magasin d’appli de l’OS) pour la connexion et zou c’est parti. On peut, sans effort activer les notification et commencer à charger de nouvelles Watchface (visuel de l’heure).
Maintenant, il est temps de rendre l’outil plus fonctionnel en téléchargeant des appli donnant des fonctionnalités additionnelles (notifications avancées, compteur de vélo, modification du son du téléphone, agenda).

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Un cercle de Zorro pour l’été

Je suis en train d’écouter The Happiness Advantage, un livre qui se prête très bien à la période de vacances qui commence. C’est un ouvrage simple et efficace sur les principes de la psychologie positive, la branche de la psychologique qui s’intéresse à pourquoi les gens vont bien et comment ils y arrivent. Une optique qui fait du bien dans un livre que je recommande chaudement (pour filer la métaphore estivale).

Un des nombreux principes discutés au fil de pages est celui du cercle de Zorro. Pour ceux qui ont vu le film ou lu le livre, dont je ne fais pas partie, il semble que Zorro en début de carrière avait de la peine à contrôler son talent. Jusqu’au jour où son mentor le place dans un cercle pour l’entraînement, lui interdisant catégoriquement d’en sortir. Ce périmètre bien défini lance la carrière bien remplie qu’on connaît à Don Diego de la Vega. Il le force à se concentrer sur une petite partie des possibilités qu’il imagine, à ne pas se laisser submerger.

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